Combien de ménages sont concernés par la précarité énergétique ?

Les ménages bourguignons-francs-comtois font face à la précarité énergétique liée au logement mais aussi à celle liée à la mobilité quotidienne

En 2018, 240 000 ménages bourguignons-francs-comtois sont concernés par la précarité énergétique dans le logement, à savoir qu’ils dépensent plus de 8 % de leurs revenus pour payer leurs factures d’énergie et font partie des 30 % des ménages les plus modestes. Les zones rurales sont plus touchées, notamment le nord de la Côte-d’Or, le Morvan, la Nièvre, le sud de l’Yonne, le nord de la Haute-Saône.

La Bourgogne-Franche-Comté est la région la plus touchée par la précarité énergétique dans le logement

Avec 18,6 % de ménages concernés, la Bourgogne-Franche-Comté est la région de France la plus touchée par la précarité énergétique dans le logement. Cela s’explique notamment par les caractéristiques du parc de logements en moyenne plus grands, plus anciens, avec une part plus importante de maisons individuelles, ainsi que par un climat plus rigoureux que la moyenne. Ces logements sont également plus souvent occupés par des ménages retraités.

 Source : ONPE (données 2018)
©GEODIP/ONPE/2021

Définition :

Les données présentées ici proviennent de l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) et portent sur l’année 2018.

Ces résultats se basent sur une modélisation des consommations d’énergie dans les logements pour tous les usages (chauffage, eau chaude, cuisson, usages spécifiques de l'électricité). Cette modélisation utilise des données concernant :

   - Les caractéristiques du parc de logements (INSEE, SITADEL),

   - Les consommations d’énergie de référence (CEREN),

   - Les consommations brutes issues des distributeurs de réseaux (GrDF, Enedis, Dalkia).

Les consommations modélisées à la maille du logement sont croisées avec les données de consommation réelle d’énergie à la maille IRIS et sont traduites en facture énergétique

Le taux d’effort énergétique (TEE) des ménages pour le logement se calcule ensuite comme le rapport entre ces dépenses énergétiques pour le logement (chauffage, eau chaude, cuisson, usage spécifique de l'électricité) et le revenu disponible du ménage (revenus imposables – impôts sur le revenu + prestations sociales). Le ménage est considéré comme vulnérable pour le logement lorsque ce rapport est supérieur à 8%, seuil fixé par convention au double du taux d'effort médian de l'ensemble de la population française.

La proportion de ménages précaires est estimée en ciblant les 30% des ménages les plus modestes, c’est- à-dire en restreignant aux ménages dont le revenu est inférieur au 3ème décile dans la distribution du revenu disponible par unité de consommation (ce critère permet de pondérer le revenu en fonction de la composition du ménage). Il s'agit alors du taux d'effort énergétique trois premiers déciles de revenu (TEE_3D logement).


La Bourgogne-Franche-Comté est aussi la région la plus touchée pour la précarité énergétique liée à la mobilité quotidienne

Les situations de précarité énergétique pour les déplacements quotidiens concernent près de 210 000 ménages bourguignons-francs-comtois. Ces ménages dépensent plus de 4,5 % de leurs revenus pour payer le carburant et font partie des 30 % de ménages les plus modestes. Les zones rurales isolées et périurbaines éloignées sont les plus concernées, notamment celles qui sont proches d’axes de communication pouvant les relier aux grands pôles d’emplois.

 

 Source : ONPE (données 2018)
©GEODIP/ONPE/2021
 

Avec 17,2 % des ménages concernés, la Bourgogne-Franche-Comté est également la région la plus touchée de France pour la précarité énergétique liée à la mobilité quotidienne. Plusieurs facteurs peuvent influer. On peut notamment citer une part importante de navetteurs qui ont recours à la voiture pour se rendre au travail dans 90 % des cas. L’éloignement des équipements et services dans les zones moins densément peuplées, où les habitants sont souvent tributaires de leur voiture, favorise également cette précarité.

 Source : ONPE (données 2018)
©GEODIP/ONPE/2021

 


 Définition :

Les données présentées ici proviennent de l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) et portent sur l’année 2018.

La dépense énergétique prise en compte est la seule dépense en carburant de la voiture liée aux trajets effectués par le ménage pour les déplacements quotidiens (travail, études, achats, santé, administrations…). Les transports en commun sont des dépenses de service qui ne sont pas prises en compte ici.

Ces résultats se basent sur une modélisation qui fait appel à la base de données MOBPRO (fichiers Mobilités Professionnelles des Individus) de l’INSEE qui décrit les déplacements liés à la mobilité professionnelle par individu entre la commune de résidence et la commune du lieu de travail, réalisés en voiture et dont la distance est calculée par le chemin le plus court sur le graphe du réseau routier. Le déplacement total des individus est ensuite extrapollé à partir de ces déplacements professionnels par type de localisation résidentielle (sources : SDES, Insee, Inrets, enquête nationale Transports). La consommation et la dépense de carburants sont estimées pour ces déplacements.

Le taux d’effort énergétique (TEE) des ménages pour les déplacements se calcule ensuite comme le rapport entre ces dépenses de carburant et le revenu disponible du ménage (revenus imposables – impôts sur le revenu + prestations sociales). Le ménage est considéré comme vulnérable pour la mobilité lorsque ce rapport est supérieur à 4,5%, seuil fixé par convention au double du taux d'effort médian de l'ensemble de la population française.

La proportion de ménages précaires est estimée en ciblant les 30 % des ménages les plus modestes, c’est-à-dire en restreignant aux ménages dont le revenu est inférieur au 3ème décile dans la distribution du revenu disponible par unité de consommation (ce critère permet de pondérer le revenu en fonction de la composition du ménage). Il s'agit alors du taux d'effort énergétique trois premiers déciles de revenu (TEE_3D mobilité).


 

 

Dernière mise à jour le 16.03.2022