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de Bourgogne Franche-Comté

Comment évoluent les émissions de gaz à effet de serre ?

Dernière modification : 20 février 2026

Avec 20 millions de tonnes en 2022, les émissions régionales de gaz à effet de serre (GES) n’ont que faiblement diminué depuis 2008 (-19 % après correction des variations climatiques), freinées par la stabilité de celles du transport routier. Le rythme de diminution observé n’est pas suffisant pour s’inscrire dans l’objectif régional d’une division par 5 à l’horizon 2050.


Transports routiers et agriculture en tête des émissions de gaz à effet de serre

Les émissions liées à l’utilisation de l’énergie constituent la principale source de gaz à effet de serre. Le transport routier en représente la part la plus importante, avec 43 % des émissions régionales, loin devant les bâtiments résidentiels et tertiaires (14 %) et l’industrie (11 %).

L’agriculture arrive en seconde position des secteurs émetteurs avec 28 % des émissions. Elle émet près de 90 % des émissions régionales de protoxyde d’azote (N2O) et de méthane (CH4), les premières étant principalement liées aux épandages d’engrais, les secondes à la digestion des animaux d’élevage et à la gestion des déjections du cheptel.

Émissions de GES en Bourgogne-Franche-Comté par secteur (données 2022)
Émissions de GES en Bourgogne-Franche-Comté par secteur (données 2022)
Définition et méthodologie

Les émissions de GES présentées ici correspondent à celles émises directement sur le territoire. Elles incluent les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O), mais elles ne comprennent pas celles de gaz fluorés, émis principalement par les activités industrielles, la réfrigération (climatisation, par exemple) et l'usage d'aérosols ou des mousses (notamment pour la lutte contre les incendies).

Chacun de ces gaz n’a pas le même impact sur l’effet de serre, selon sa durée de vie dans l’atmosphère ou son pouvoir réfléchissant des rayons du soleil. Aussi, pour pouvoir connaître leur impact réel, on utilise le pouvoir de réchauffement global (PRG), qui correspond à l’effet d’un gaz sur le réchauffement de l’atmosphère cumulé sur 100 ans. Pour être comparées et agrégées, les émissions des différents gaz sont ainsi pondérées par leur PRG et converties en une unité commune : la tonne équivalent CO2 (tCO2e). Les données de PRG retenues ici sont 1 pour le CO2, 28 pour le CH4 et 265 pour le N2O.

Réduction des gaz à effet de serre : objectif 2021 non atteint

Entre 2008 et 2022, l’ensemble des secteurs ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre, à l’exception du transport de voyageurs et de marchandises, dont les émissions sont restées stables.

Après la crise sanitaire, les bâtiments et l’industrie ont poursuivi leur baisse, tandis que les transports ont retrouvé en 2022 un niveau d’émissions supérieur à celui d’avant-Covid. Sur la période, les émissions régionales ont diminué de 19 % (corrigé des variations climatiques), alors qu’une réduction de 30 % était nécessaire pour atteindre l’objectif de 2021. Ce rythme encore trop lent devra s’accélérer pour permettre d’atteindre les objectifs 2030 (-50 %) et 2050 (division par cinq).

Évolution des émissions régionales de GES par secteur au regard des objectifs régionaux d'ici à 2050
Évolution des émissions régionales de GES par secteur au regard des objectifs régionaux d'ici à 2050

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